Manifestation a la gare de l’est (Paris 10 ème M°Gare de l’est) à la CNAV (110 Avenue de Flandres Paris 19ème M° Jaurès ou Stalingrad) à Paris - Pour la régularisation, contre l’exploitation et le racket, les travailleurs sans-papiers interpellent la C.N.A.V.


Manifestation le mercredi 29 Juillet à 14 h 30 de la gare de l’est
(Paris 10 ème M°Gare de l’est) à la CNAV (110 Avenue de Flandres Paris 19ème M° Jaurès ou Stalingrad) à Paris

La majorité des 400 000 sans-papiers en France sont des travailleurs déclarés
en CDI, CDD ou intérim renouvelé avec des papiers incomplets ou de faux papiers, sur lesquels les patrons ferment les yeux. Dans cette situation, ils paient impôts, taxes et cotisations sociales sans pouvoir bénéficier des droits et des prestations qui y sont attachés (retraite, allocation chômage, logement social, services publics et citoyenneté…). Ceux qui obtiennent leur régularisation ne bénéficient pas des droits attachés aux cotisations versées antérieurement. L’Etat français, notamment par l’intermédiaire de l’URSSAF, des ASSEDIC, des Caisses de retraite, du Trésor Public… encaisse ainsi environ 2 milliards d’euros par an sans jamais rien décaisser.
L’autre partie des travailleurs sans-papiers est contrainte au travail dissimulé par un patronat esclavagiste qui profite de la situation pour ne payer aucune cotisation.
Déclarés ou non, ces travailleurs se retrouvent privés de toute ressource dans leur pays d’origine quand ils sont expulsés. De plus, cette situation pèse sur l’économie de ces pays en réduisant d’autant les envois des immigrés à leurs familles. Rappelons que l’argent envoyé dans leur pays d’origine par les immigrés, avec ou sans papiers, représente trois fois l’aide financière des gouvernements des pays riches.
C’est pour cette raison que nous avons déjà interpellé les autorités de 9 pays pour les sensibiliser à cette situation et leur demander de ne plus collaborer avec la police française pour expulser leurs compatriotes. A l’exception de la Tunisie, qui a refusé, huit nous ont reçus : Algérie, Burkina-Faso, Guinée, Maroc, Madagascar, Mali, Mauritanie et Sénégal. Chacun de ces consulats a reconnu que l’expulsion de ces travailleurs constitue une spoliation. Nous continuerons cette mobilisation dans les prochaines semaines.
Le 24 juin nous avons occupé l’URSSAF pour dénoncer le racket sur les cotisations des travailleurs sans-papiers.
Aujourd’hui, nous interpellons la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV) sur l’injustice que subissent les sans-papiers de travailler et cotiser sans ouvrir de droit. Nous dénonçons aussi les patrons qui contraignent des dizaines de milliers d’entre eux au travail dissimulé et qui contribuent à creuser le déficit des caisses de retraite comme celui des autres caisses.
NOUS exigeons que ces travailleurs-euses qui participent à la richesse de la France bénéficient des droits acquis par le versement de leurs cotisations.
NOUS dénonçons le patronat qui CONTRAINT des milliers de sans-papiers au travail dissimulé pour les surexploiter, sans payer de cotisation.
NOUS exigeons l’arrêt des expulsions et la régularisation de toutes et tous les travailleurs sans-papiers pour que cessent cette exploitation et ce racket du patronat et de l’Etat français.

 

 

 

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